Antiquité
Le village de Quevauvillers est apparu à l‘époque gallo romaine. Son premier nom fut Equitum villa (résidence des cavaliers), c’était en fait un relais de cavalerie dont la création était rendue nécessaire par l’apparition d’une voie romaine reliant Amiens à Rouen.
Moyen Âge
À l’époque des invasions normandes, le village fut détruit, mais s’en releva.
Époque contemporaine
À la Révolution, le comte de Gomer, seigneur du lieu, connaît la prison. Le curé part en exil, ne voulant en aucune manière prêter serment à la constitution civile du clergé. L’église est transformée en salpêtrière, le mobilier et les ornements vendus.

Il existait au sud-ouest du bourg la ferme de Vacqueresse ou Vacqueresses, disparue aujourd’hui : elle est visible sur la carte d’état-major de 1866 mais n’est plus là dans les années 1950.
Au XXe siècle existait une briqueterie, dont le site est utilisé en 2017 pour édifier un lotissement d’une quinzaine de pavillons.
En 1968, le topographe, flâneur et critique d’architecture anglais, Ian Nairn, décrit le village ainsi « D’un premier abord (Quevauvillers) donne l’impression de quelques bâtiments épars – parmi lesquels de bons cafés – longeant une route nationale, en l’occurrence la N 29 entre Amiens et Rouen. Mais en face de la mairie se trouve une avenue qui mène, sur trois-cents mètres, au Quevauvillers bis – et à une deuxième mairie, plus ancienne, avec un rez-de-chaussée ouvert en bois comme un marché de beurre anglais. Ses chevrons servent également à séchoir et à support pour tuyaux d’incendie. À côté traînent l’église, le château, un étang et une chèvre attachée, tous attendant que rien ne se passe. Les exigences de la vie moderne sont dissipées, y laissant l’ambiance du lieu suspendue comme un arrêt sur image tiré d’un vieux film ».